Actarus : Je suis heureux que tu as enfin changé d'avis et que tu acceptes de discuter.
Vénusia : Tu les connais, ils sont têtus et ils n'abandonneront pas aussi facilement, alors, je pense que je n'ai pas trop le choix.
Actarus : Si tu ne le désires pas réellement, ne te force surtout pas. Je ne veux pas te brusquer. Je ne souhait tout simplement que regagner ton amitié et retrouver la Vénusia d'avant, celle qui avait le sourire en permanence et qui me faisait sourire.
Vénusia : Je le sais Actarus, je m'en doute, mais j'ai bien peur que cette Vénusia dont tu parles, soit bien loin... Et non, rassure toi, si je discute avec toi, ce n'est pas parce qu'il m'ont forcé, de toute façon, si je n'avait pas voulu te parler, il ne serait pas parvenu à me persuader. Non, si je discute avec toi c'est que je le veut bien et que j'en ai envie.
Actarus : Ca me fait plaisir de l'entendre Vénusia. Et excuse moi de te contredire, mais moi je suis certain que « La »Vénusia dont je parle est toujours là... Bien présente, et qu'il ne suffirait d'un rien pour qu'elle reprenne le dessus. Et je sais aussi te connaissant, et connaissant ta force de caractère que si tu me parles, c'est que tu en as envie. Jamais tu ne te laisserais forcer la main.
Vénusia souri, elle avait l'air complètement apaisée et elle fixait le sol, perdu dans ses pensées.
Actarus : Je me rends compte encore une fois que je t'ai fait énormément souffrir Vénusia, et je m'en veux tellement. Non, s'il te plait, ne m'interrompt pas. Ce que je dois te dire est très dur aussi pour moi. Lorsque je t'ai aperçu la toute première fois, tu n'étais encore qu'une jeune fille. Avec le temps, cette jeune fille s'est transformée tout d'abord en une adorable et ravissante jeune femme, puis, en farouche guerrière expérimentée. Au plus profond de moi, je sais que je t'ai toujours aimé... Et cela, depuis le tout premier jour. Mais, je me le suit toujours formellement interdis. Tout d'abord, parce que tu étais trop jeune et parce que la perte de ma famille était encore trop présente. Ensuite, parce que j'avais du respect pour ton père qui m'acceptais chez lui, et aussi parce que je tentais de me persuader que je t'aimais comme un frère aime sa s½ur. Bien plus tard, lorsque mes sentiments me sont clairement apparus, il y avait cette guerre et je ne pouvais me permettre de me faire du souci pour toi et de te mettre en danger. Je m'en faisais déjà assez comme ça et j'avais de plus en plus de mal à le cacher. C'est pour cela que des fois, j'étais très dur avec toi. Et puis, je le reconnais, lorsque je t'ai vu ainsi nue dans cette grotte, je n'ai pas pu résister et je m'en veux d'avoir cédé. J'aurais du trouvé la force de fuir en courant mais, d'un autre côté, je t'aime passionnément... Trop aussi, et c'est pour cela que je voulais avancer mon départ... C'était pour t'éviter de souffrir, enfin, pour nous éviter de souffrir trop longtemps inutilement l'un comme l'autre. C'était aussi très dur pour moi, crois moi... Je sait j'aurais dû te l'avouer aussi, cela t'aurait peut-être donné du courage... Je le sait, mon tord est de toujours tout garder... J'aurais dû me confier, et te dire à tel point tu comptes pour moi. Mais, je dois aussi reconnaître que lorsque nous avons discuté ensemble lorsque je suis revenu avec Goldorak, j'avais beau avoir pris ma décision, tu me semblait tellement déterminée que je n'ai plus su quoi te dire, ni osé t'en parler.
Vénusia : Merci de me dire tout cela Actarus.
Actarus : Mais non Vénusia, c'est normal. J'aurais dû te dire tout cela depuis bien longtemps.
Vénusia : Oui, peut-être.
Actarus : Je suis perdu Vénusia. Je dois repartir, mais, je t'avouerais que j'étais malade de devoir partir sans avoir pu te voir ni te parler une dernière fois. Je ne veux pas que tu te mettes dans un tel état ! Je ne veux pas que tu te détruises de la sorte. Je t'aime trop, et cela m'est insupportable. Je sais que je suis dur et que je ne laisse jamais rien transparaître.
Vénusia : Ca c'est vrai ! Et c'est aussi ton plus grand défaut, on ne sait jamais ce que tu ressens ! Tu ne montres jamais rien.
Actarus : Je le sais maintenant, je m'en rends compte. Mais, je suis ainsi et depuis toujours. Mais bon, je disais, je t'aime trop pour te voir te détruire de la sorte. Et si tu le veux toujours et que tu me le demandes, et bien je suis près à abandonner ma planète et à renoncer au projet de la reconstruire... Pour toi ! Tu n'as qu'à me le demander.
Vénusia le regardait avec un regard surpris et elle se demandait si elle avait bien entendu sa dernière phrase.
Vénusia : mais au fait, tu a repoussé votre départ ?
Actarus : Bien sûr ! J'étais trop inquiet à ton sujet ! Pourquoi ? Cela t'étonne à ce point ?
Vénusia : Oui. Excuse moi, mais ces derniers temps, je ne pensais pas autant compter pour toi, j'étais persuadée de passer après Euphor.
Actarus : Et bien, tu te trompes. Tu vois ?
Vénusia : Merci. Ca me fait du bien de l'entendre Actarus, et surtout venant de toi.
Actarus : De rien... Je le pensais sincèrement et dis moi, tu comptais aller où comme ça ?
Vénusia : Tokyo où une autre grande ville. Quelque pars où j'aurais pu me noyer dans la masse de la foule, un endroit immense, qui change du ranch, de tous les espaces où j'ai déjà vécu et où personne n'aurait jamais pu me retrouver.
Actarus : Mais pourquoi ? Pourquoi fuir de la sorte ? Pourquoi sans nous dire au revoir ?
Vénusia : Pourquoi ? Excuse moi Actarus, je vais être très dur là. Ne le prends pas mal surtout mais je vais essayer, enfin, je vais tenter de t'expliquer ce que j'ai ressenti et pourquoi je devais fuir à tout prix. Mais cela risque de te blesser, alors que je ne le veux pas.
Actarus : Ne t'inquiète pas Vénusia, je suis prêt à tout entendre et je te promets aussi que je ne m'offusquerait pas de ce que tu pourras bien me dire. Vas-y !
Vénusia : Bien ! Si tu es prêt... Après que nous ayons fait l'amour ensemble, je ne m'étais jamais sentie aussi heureuse qu'a ce moment là... Pour moi, petite naïve, j'étais certaine d'avoir trouver l'homme de ma vie. Depuis le temps que j' espérais ce moment..... Que je rêvais à cet instant tellement " MAGIQUE " ! ! ! ! Je m'étais tellement imaginé de belle chose pour nous pour la suite. Bon, à tord, je le reconnais. Je n'aurais pas dû m'imaginer toutes ces choses. Mais, c'était plus fort que moi. Je nous voyais déjà dans le futur, mariée, avec de beaux enfants. Jamais je n'aurais imaginé en te connaissant que tu m'aurais abusé pour me laisser tomber tout de suite après.
Actarus : Ce n'est pas cela Vénusia....
Vénusia : Laisse moi finir s'il te plait ! Je croyais donc te connaître et je ne te cache pas que je suis vraiment tomber des nues lorsque tu m'a appris que tout était terminé entre nous. Je peux te dire que la frontière qu'il y a entre l'amour et la haine est vraiment très mince Actarus. Je le sais car je l'ai franchi. Je me suis retrouvée à te haïr autant que j'avais pu t'aimer auparavant et l'acte d'amour que nous avions commis, la preuve d'amour que je t'avais donné avec tant de joie, cette preuve d'amour, je suis venue à la regretter douloureusement. Oui Actarus, je me suis surprise à te détester à un tel point que cela me faisait peur. Alors que je ne voulais que ton amour et ton bien. Et c'était plus fort que moi, tout mon être refusait de te haïr, alors, plutôt que de continuer à te détester, j'ai préféré fuir. Tu me comprends ?
Actarus hocha la tête.
Vénusia : Imagine toi un peu. Je fut tellement heureuse pendant un trop bref instant. A chaque fois que je verrais le lac, la grotte, tout les endroit qui m'a semblé si beau pendant cette journée me sembleront désormais si fade. A quoi veut tu que je pense maintenant lorsque je ferais une balade à cheval ? Tout mon quotidien va me rappeler cette journée et te ramener à mon souvenir. Alors voilà, voilà pourquoi j'ai chercher à fuir à tout prix Actarus, voilà pourquoi je n'ai dit adieu à personne, je te haïssais trop à ce moment alors que mon corps le refusait de toute ses forces.
Actarus : Je suis conscient de t'avoir fait vraiment beaucoup de mal Vénusia... Moi qui t'aime tant, crois moi, ce n'est pas du tout ce que je recherchais, excuse moi, pardonne moi et c'est pourquoi, si tu veut toujours de moi, je suis prêt et d'accord pour renoncer à mon retour sur Euphor....
Vénusia : Non, Actarus ! Je ne te permettrais jamais de faire cela. J'ai eu le temps de bien réfléchir depuis hier et je suis consciente maintenant que je n'ai pas le droit de te demander cela ni d'accepter que tu renonces à ton rêve. Qui suis-je, pour que tu sois prêt à sacrifier l'avenir d'une planète.
Actarus : Mais Vénusia ??? !! Je ne te comprends plus, n'est-ce pas ce que tu attendais ?
Vénusia : Ne cherche pas à comprendre Actarus...L'amour peut permettre parfois des actes et choses insensé ! Moi, je viens de le découvrir, j'avais du mal à l'admettre mais je me suis faite une raison et j'ai bien compris. Comme je te l'ai dit, qui suis-je, pour risquer de compromettre l'avenir et la renaissance d'une planète ? Qui suis-je pour te demander de renoncer à ton titre de souverain, qui serais- je si j'acceptais que tu sacrifie tes rêves pour te garder seulement auprès de moi ? Ne serais-je pas aussi monstrueuse que tout ceux que nous avons combattu avec tant d'acharnement si j'acceptais que tu sacrifies tout ça pour moi.
Actarus : Vraiment Vénusia, tu es déroutante ! ! ! Je ne parviens plus à te suivre, et pourtant, ton raisonnement est si clair. Tout est si vrai ! Et d'un autre côté, je m'aperçois que cela fait de toi une personne encore plus exceptionnelle et que cela te donne encore plus de valeur à mes yeux. Pour te répondre à la question « qui suis je ? », tu es pour moi la personne qui à le plus grand c½ur sur cette Terre.
Vénusia : Merci Actarus, il m'a fallu du temps pour réaliser tout ceci et pour l'admettre. Je sais désormais que je t'aime et que je t'aimerais toujours quoi que je fasse. Et si mon destin est de t'attendre, et bien j'attendrais, jusqu'à la fin de ma vie. Dis moi seulement, si je dois t'attendre, si tu le veux.
Actarus : Oh oui, je le veut ! Si cela ne te dérange pas de m'attendre, oui je le veut plus que tout ! Mais, je dois dores et déjà t'avertir que cela risque de prendre pas mal de temps ! Voire même des années avant que nous puissions nous retrouver enfin ! Une lourde tâche m'attend sur Euphor et en aucun cas je ne pourrais revenir tant que je ne l'aurais pas accompli.
Vénusia : Peu m'importe le temps que cela prendra Actarus, l'important pour moi, c'est de savoir que tu m'aimes et qu'un jour, nous serons réuni pour de bon, cela me suffit et je m'en contenterais.
Actarus : Je te promets que dés que je le pourrais et que notre atmosphère te sera favorable, dés que tu pourras être reçu comme une reine sur ma planète, je reviendrais te chercher.
Vénusia : Et je t'attendrais...
Puis Actarus pris Vénusia dans ses bras en la serrant fortement. Leurs deux c½urs battaient de nouveau à l'unisson et Vénusia se sentait de nouveau comme sur un nuage ! Certes, il lui faudrait beaucoup de patience... mais maintenant, elle savait que c'était bien Actarus l'homme de sa vie.



