Procyon : oh, excuse moi Alcor, tu m'a surpris !
Alcor : Bonjour Professeur, je vois cela ! Vous allez bien ?
Procyon : Excuse moi Alcor, bonjour ! Oui, oui je vais bien.
Alcor : Non, parce que j'ai frappé plusieurs fois à la porte sans réponse.
Procyon : Excuse moi j'étais perdu au fond de mes pensées.
Alcor : Je peux revenir plus tard si vous le désirerez.
Procyon : Non, c'est inutile tout va bien.
Alcor : Tant mieux, vous m'avez fait peur un instant.
Le Professeur continué de fixer la photographie... Il termina par déclarer à Alcor :
« Tu voit Alcor, à partir de demain, cette photo sera tout ce qu'il me restera de vous... Elle sera l'unique témoignage que tout ceci à bel et bien existé ! »
Alcor : Voyons Professeur, il ne faut pas le prendre ainsi. Il vous reste Vénusia, elle aussi aura besoin de vous.
Procyon : Je ne crois pas ! Elle est venue tout à l'heure et je pense, qu'elle aussi risque de partir.
Alcor : Vous croyez ?
Procyon : Je ne peut jurer de rien, je l'ai ressenti ainsi, mais elle avait l'air très bizarre, et pour arranger les choses, elle m'a demandé un service que je n'ai hélas pas pu lui rendre, elle est partie très déçue.
Alcor : Quel service Professeur ?
Procyon : Je ne peux pas te le dire Alcor, c'est entre elle et moi.
Alcor : je comprends.
Procyon : De plus, le fait d'apprendre que toi aussi tu allais nous quitter, l'a terriblement déçu, elle ne comprenait pas pourquoi. Elle est partie en balbutiant des propos totalement incohérent du style : « Choisir et ne pas subir », cela te dit quelque chose ?
Alcor : Non, absolument rien.
Procyon : Et tu as bien réfléchi Alcor, tu souhaite toujours partir ?
Alcor : Et bien, oui, j'ai réfléchi, et tout d'abord je tiens à m'excuser auprès de vous pour tout à l'heure professeur, je n'aurais pas dû m'emporter contre vous... Vous n'y êtes pour rien... Veuillez m'excuser je vous prie.
Procyon : C'est du passé. Je t'excuse Alcor, mais je t'avouerai que j'ai du mal à vous comprendre tous en ce moment, je ne comprends plus votre comportement à l'un et à l'autre.
Alcor : Et bien, Ces derniers temps il s'est déroulé pas mal de chose dont nous ne pouvons hélas vous parler Professeur... Et donc, en ayant pas toutes les cartes en mains, il n'est pas facile de tout saisir, c'est tout.
Procyon : D'accord ! Je vois, mais tu sais Alcor, moi tout ce que je me rends compte, c'est que vous êtres entrain de vous déchirer juste avant de vous quitter. Avec tout ce que vous avez vécu et subit ensemble... Cela me fait mal au c½ur.
Le Professeur fixait toujours la photo avec insistance tandis qu'Alcor passait frénétiquement la main dans ses cheveux, il agissait toujours ainsi lorsqu'il était mal à l'aise, où indécis.
Procyon : Tu vois cette photo Alcor ? Vos étiez tous très heureux dessus et pourtant nous étions en guerre, et maintenant que celle-ci est fini et que vous avez gagné, vous vous détruisez, c'est dommage... Et à partir de demain, c'est tout ce qu'il me restera de vous tous. Donc, s'il te plait, réfléchi encore deux minutes et dis moi si tu es toujours bien déterminé à partir...
Alcor : Et bien... C'est que je ne vois plus trop ce que je pourrais bien faire ici ! J'ai bien peur de devenir inutile maintenant qu'il n'y a plus de bataille.
Procyon : Et c'est bien là où tu te trompe lourdement Alcor.
Alcor : Je ne vois pas à quoi je pourrais bien vous être utile.
Procyon : Laisse moi t'expliquer. Depuis quelques jours tu n'es pas sans ignorer qu'Actarus et Phénicia vont repartir pour Euphor.
Alcor : Détrompez vous Professeur, vous voyez, je ne le sait seulement que depuis hier soir !
Procyon : Hier soir ! Ah oui... Et bien excuse moi !
Alcor : Non Professeur ! Ce n'est pas à vous de vous excuser, je pense simplement qu'Actarus et Phénicia ne me faisait pas assez confiance pour m'en parler avant, et ça me déçoit.
Procyon : Je ne crois pas Alcor ! Franchement, cela m'étonnerait beaucoup.
Alcor : Peut-être, mais en attendant, je ne vois aucune autre explications.
Procyon : Je suis persuadé qu'il y en a une. Tu sais très bien qu'Actarus te considère comme son propre frère.
Alcor : Ne croyez plus cela Professeur. Les choses ont changées ! Tout à changé depuis qu'Actarus a pris la décision de repartir.
Procyon : Et bien je trouve tout cela vraiment triste. Vous aviez déjà eu des différents par le passé, mais vous aviez toujours réussi à vous comprendre et à vous apprécier.
Alcor : Oui ! Mais comme vous le dites, c'était par le passé, et il est de toute façon trop tard pour revenir là-dessus et sur cette histoire.
Procyon : C'est tout de même bête, tu ne trouves pas ? Je suis convaincu qu'Actarus ne demanderais pas mieux que de faire la paix avec toi.
Alcor : Je n'en suis pas si sûr Professeur ! Et de toute manière, je n'en ai pas envie non plus, mais au fait, c'est là tout ce dont vous vouliez me parler ?
Procyon : Vous n'êtes que deux têtes de mules, je trouve vraiment tout cela extrêmement triste et dommage ! Mais bon... Je ne pense pas que j'arriverai à vous faire changer d'avis pour l'instant. Peut-être qu'avec le temps, les choses s'arrangeront d'elles mêmes. Bon, pour en revenir à mon explication, je te disait donc que depuis le temps que je suis au courant qu'Actarus veut repartir sur Euphor, j'ai eu l'idée, enfin, j'ai le projet de construire un engin permettant d'accéder à l'hyper espace, un peu à la manière de Goldorak et celui-ci nous permettrez donc de pouvoir rallier la Terre à Euphor.
Alcor : C'est un projet ambitieux dites moi ! Et pourquoi auriez vous besoin de moi ?
Procyon : Et bien, j'avais pensé à toi comme chef de projet ! Moi n'en ayant hélas plus le temps et étant trop pris avec le centre. De plus, la menace des forces de Véga qui à peser sur notre Terre durant toute ces années a fait réfléchir le Japon sur le danger que représente l'espace et ils ont pris conscience qu'il fallait réellement créer une cellule de défense efficace. Ils ont réalisé qu'il était dangereux de ne compter que sur le courage et la détermination de quatre jeunes pour défendre notre planète. Ne croit pas qu'ils ne soient pas reconnaissant envers vous tous, mais ils ont réalisé qu'il valait mieux avoir une cellule plus importante du genre petite armée prête à intervenir au cas où. S'il vous était arrivé malheur, il n'y avait personne de formé qui aurait pu vous remplacer et nous aurions couru tout droit à la catastrophe ! Donc, ils m'ont demandé si je pouvais leur octroyer un peu de mon temps pour organiser plusieurs conférences au travers du pays et voir même aux dehors de nos frontières ! ! Donc, je serais absent trop souvent pour réaliser ce projet qui me tiens à c½ur, et sachant ce dont tu es capable, j'ai pensé tout de suite à toi et j'ai besoin de quelqu'un sur qui je puisse compter et qui soit entièrement autonome, tu pourrait étudier le projet, le créé et pour finir le réaliser, mais pour cela j'ai besoin de quelqu'un de confiance sur qui je puisse me reposer et à qui je puis laisser accès au centre en toute confiance.
Alcor : C'est beaucoup d'honneur Professeur ! Mais je ne suis pas sûr d'être à la hauteur de ce projet !
Procyon : Moi je suis sûr du contraire et c'est d'ailleurs pour ça que je te le propose.
Alcor : Merci... mais vous êtes sûr que ce n'est pas une façon détournée de me demander de rester ?
Procyon : En quelques sortes... Si cela peut te permettre de rester parmi nous, tant mieux, j'en suis ravi, mais non, ce n'est pas une manière détournée ! Ce projet me tiens réellement à c½ur et nous en aurons besoin ! Et de toute manière, tu as quelque chose de plus intéressant qui t'attends à la Nasa ?
Alcor : Non, il n'y a rien d'important qui m'attendes là bas, d'ailleurs ils ne sont pas encore au courant de mon arrivé.
Procyon : Alors ? Je peux prendre cette réponse comme un oui ?
Alcor passa de nouveau frénétiquement la main dans ses cheveux puis après un bref instant il regarda le professeur et lui déclara :
« Oui, Professeur, oui, j'accepte votre projet. »
Procyon : J'en suis ravi ! Et c'est Vénusia qui va être contente aussi ! Elle qui se voyait déjà toute seule au Ranch.
Alcor : Je vous promets d'être à la hauteur et de me donner à fond dans ce projet... Vous n'aurez pas à le regretter Professeur ! Et oui, je pense aussi que Vénusia sera très heureuse d'apprendre que je reste.
Procyon : Je ne doute pas de tes compétences Alcor, je suis sûr qu'ensemble nous allons réaliser du très bon travail, et Vénusia se sentira moins seule de cette manière... et je me doute aussi qu'elle viendra se joindre au projet.
Alcor : J'en suis sûr Professeur ! Et au fait, que pensez vous d'Alcorak II comme nom ?
Procyon : Alcorak II ? Humm, oui, pourquoi pas.
Puis Procyon déposa la photo de notre groupe d'amis sur le bureau et tout deux sortirent de la pièce. La photo montrait quatre jeunes adolescents souriants, quatre amis sincères... Près à risquer leur vie l'un pour l'autre sans aucune hésitation... Le temps s'était écoulé depuis, et maintenant les sourires s'était effacés de leur visages... Désormais, il ne restait plus que cette photographie pour témoigner de la joie qui les avait tous habités il y a quelques temps. De leurs amitiés, il ne restait plus que cette photo ancienne.
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