Le projet...

Le projet...
3 coups bref résonnèrent sur la porte. Au bout de quelques instants, Alcor refrappa de nouveau... S'étonnant de ne pas avoir de réponse, il insista de nouveau puis, il finit par ouvrir la porte et par pénétrer dans le bureau du Professeur. Le professeur se trouvait devant la fenêtre tenant une photo. Son regard était absent, et il sursauta lorsqu'Alcor toussota pour attirer son attention.

Procyon : oh, excuse moi Alcor, tu m'a surpris !

Alcor : Bonjour Professeur, je vois cela ! Vous allez bien ?

Procyon : Excuse moi Alcor, bonjour ! Oui, oui je vais bien.

Alcor : Non, parce que j'ai frappé plusieurs fois à la porte sans réponse.

Procyon : Excuse moi j'étais perdu au fond de mes pensées.

Alcor : Je peux revenir plus tard si vous le désirerez.

Procyon : Non, c'est inutile tout va bien.

Alcor : Tant mieux, vous m'avez fait peur un instant.

Le Professeur continué de fixer la photographie... Il termina par déclarer à Alcor :
« Tu voit Alcor, à partir de demain, cette photo sera tout ce qu'il me restera de vous... Elle sera l'unique témoignage que tout ceci à bel et bien existé ! »

Alcor : Voyons Professeur, il ne faut pas le prendre ainsi. Il vous reste Vénusia, elle aussi aura besoin de vous.

Procyon : Je ne crois pas ! Elle est venue tout à l'heure et je pense, qu'elle aussi risque de partir.

Alcor : Vous croyez ?

Procyon : Je ne peut jurer de rien, je l'ai ressenti ainsi, mais elle avait l'air très bizarre, et pour arranger les choses, elle m'a demandé un service que je n'ai hélas pas pu lui rendre, elle est partie très déçue.

Alcor : Quel service Professeur ?

Procyon : Je ne peux pas te le dire Alcor, c'est entre elle et moi.

Alcor : je comprends.

Procyon : De plus, le fait d'apprendre que toi aussi tu allais nous quitter, l'a terriblement déçu, elle ne comprenait pas pourquoi. Elle est partie en balbutiant des propos totalement incohérent du style : « Choisir et ne pas subir », cela te dit quelque chose ?

Alcor : Non, absolument rien.

Procyon : Et tu as bien réfléchi Alcor, tu souhaite toujours partir ?

Alcor : Et bien, oui, j'ai réfléchi, et tout d'abord je tiens à m'excuser auprès de vous pour tout à l'heure professeur, je n'aurais pas dû m'emporter contre vous... Vous n'y êtes pour rien... Veuillez m'excuser je vous prie.

Procyon : C'est du passé. Je t'excuse Alcor, mais je t'avouerai que j'ai du mal à vous comprendre tous en ce moment, je ne comprends plus votre comportement à l'un et à l'autre.

Alcor : Et bien, Ces derniers temps il s'est déroulé pas mal de chose dont nous ne pouvons hélas vous parler Professeur... Et donc, en ayant pas toutes les cartes en mains, il n'est pas facile de tout saisir, c'est tout.

Procyon : D'accord ! Je vois, mais tu sais Alcor, moi tout ce que je me rends compte, c'est que vous êtres entrain de vous déchirer juste avant de vous quitter. Avec tout ce que vous avez vécu et subit ensemble... Cela me fait mal au c½ur.

Le Professeur fixait toujours la photo avec insistance tandis qu'Alcor passait frénétiquement la main dans ses cheveux, il agissait toujours ainsi lorsqu'il était mal à l'aise, où indécis.

Procyon : Tu vois cette photo Alcor ? Vos étiez tous très heureux dessus et pourtant nous étions en guerre, et maintenant que celle-ci est fini et que vous avez gagné, vous vous détruisez, c'est dommage... Et à partir de demain, c'est tout ce qu'il me restera de vous tous. Donc, s'il te plait, réfléchi encore deux minutes et dis moi si tu es toujours bien déterminé à partir...

Alcor : Et bien... C'est que je ne vois plus trop ce que je pourrais bien faire ici ! J'ai bien peur de devenir inutile maintenant qu'il n'y a plus de bataille.

Procyon : Et c'est bien là où tu te trompe lourdement Alcor.

Alcor : Je ne vois pas à quoi je pourrais bien vous être utile.

Procyon : Laisse moi t'expliquer. Depuis quelques jours tu n'es pas sans ignorer qu'Actarus et Phénicia vont repartir pour Euphor.

Alcor : Détrompez vous Professeur, vous voyez, je ne le sait seulement que depuis hier soir !

Procyon : Hier soir ! Ah oui... Et bien excuse moi !

Alcor : Non Professeur ! Ce n'est pas à vous de vous excuser, je pense simplement qu'Actarus et Phénicia ne me faisait pas assez confiance pour m'en parler avant, et ça me déçoit.

Procyon : Je ne crois pas Alcor ! Franchement, cela m'étonnerait beaucoup.

Alcor : Peut-être, mais en attendant, je ne vois aucune autre explications.

Procyon : Je suis persuadé qu'il y en a une. Tu sais très bien qu'Actarus te considère comme son propre frère.

Alcor : Ne croyez plus cela Professeur. Les choses ont changées ! Tout à changé depuis qu'Actarus a pris la décision de repartir.

Procyon : Et bien je trouve tout cela vraiment triste. Vous aviez déjà eu des différents par le passé, mais vous aviez toujours réussi à vous comprendre et à vous apprécier.

Alcor : Oui ! Mais comme vous le dites, c'était par le passé, et il est de toute façon trop tard pour revenir là-dessus et sur cette histoire.

Procyon : C'est tout de même bête, tu ne trouves pas ? Je suis convaincu qu'Actarus ne demanderais pas mieux que de faire la paix avec toi.

Alcor : Je n'en suis pas si sûr Professeur ! Et de toute manière, je n'en ai pas envie non plus, mais au fait, c'est là tout ce dont vous vouliez me parler ?

Procyon : Vous n'êtes que deux têtes de mules, je trouve vraiment tout cela extrêmement triste et dommage ! Mais bon... Je ne pense pas que j'arriverai à vous faire changer d'avis pour l'instant. Peut-être qu'avec le temps, les choses s'arrangeront d'elles mêmes. Bon, pour en revenir à mon explication, je te disait donc que depuis le temps que je suis au courant qu'Actarus veut repartir sur Euphor, j'ai eu l'idée, enfin, j'ai le projet de construire un engin permettant d'accéder à l'hyper espace, un peu à la manière de Goldorak et celui-ci nous permettrez donc de pouvoir rallier la Terre à Euphor.

Alcor : C'est un projet ambitieux dites moi ! Et pourquoi auriez vous besoin de moi ?

Procyon : Et bien, j'avais pensé à toi comme chef de projet ! Moi n'en ayant hélas plus le temps et étant trop pris avec le centre. De plus, la menace des forces de Véga qui à peser sur notre Terre durant toute ces années a fait réfléchir le Japon sur le danger que représente l'espace et ils ont pris conscience qu'il fallait réellement créer une cellule de défense efficace. Ils ont réalisé qu'il était dangereux de ne compter que sur le courage et la détermination de quatre jeunes pour défendre notre planète. Ne croit pas qu'ils ne soient pas reconnaissant envers vous tous, mais ils ont réalisé qu'il valait mieux avoir une cellule plus importante du genre petite armée prête à intervenir au cas où. S'il vous était arrivé malheur, il n'y avait personne de formé qui aurait pu vous remplacer et nous aurions couru tout droit à la catastrophe ! Donc, ils m'ont demandé si je pouvais leur octroyer un peu de mon temps pour organiser plusieurs conférences au travers du pays et voir même aux dehors de nos frontières ! ! Donc, je serais absent trop souvent pour réaliser ce projet qui me tiens à c½ur, et sachant ce dont tu es capable, j'ai pensé tout de suite à toi et j'ai besoin de quelqu'un sur qui je puisse compter et qui soit entièrement autonome, tu pourrait étudier le projet, le créé et pour finir le réaliser, mais pour cela j'ai besoin de quelqu'un de confiance sur qui je puisse me reposer et à qui je puis laisser accès au centre en toute confiance.

Alcor : C'est beaucoup d'honneur Professeur ! Mais je ne suis pas sûr d'être à la hauteur de ce projet !

Procyon : Moi je suis sûr du contraire et c'est d'ailleurs pour ça que je te le propose.

Alcor : Merci... mais vous êtes sûr que ce n'est pas une façon détournée de me demander de rester ?

Procyon : En quelques sortes... Si cela peut te permettre de rester parmi nous, tant mieux, j'en suis ravi, mais non, ce n'est pas une manière détournée ! Ce projet me tiens réellement à c½ur et nous en aurons besoin ! Et de toute manière, tu as quelque chose de plus intéressant qui t'attends à la Nasa ?

Alcor : Non, il n'y a rien d'important qui m'attendes là bas, d'ailleurs ils ne sont pas encore au courant de mon arrivé.

Procyon : Alors ? Je peux prendre cette réponse comme un oui ?

Alcor passa de nouveau frénétiquement la main dans ses cheveux puis après un bref instant il regarda le professeur et lui déclara :
« Oui, Professeur, oui, j'accepte votre projet. »

Procyon : J'en suis ravi ! Et c'est Vénusia qui va être contente aussi ! Elle qui se voyait déjà toute seule au Ranch.


Alcor : Je vous promets d'être à la hauteur et de me donner à fond dans ce projet... Vous n'aurez pas à le regretter Professeur ! Et oui, je pense aussi que Vénusia sera très heureuse d'apprendre que je reste.

Procyon : Je ne doute pas de tes compétences Alcor, je suis sûr qu'ensemble nous allons réaliser du très bon travail, et Vénusia se sentira moins seule de cette manière... et je me doute aussi qu'elle viendra se joindre au projet.

Alcor : J'en suis sûr Professeur ! Et au fait, que pensez vous d'Alcorak II comme nom ?

Procyon : Alcorak II ? Humm, oui, pourquoi pas.

Puis Procyon déposa la photo de notre groupe d'amis sur le bureau et tout deux sortirent de la pièce. La photo montrait quatre jeunes adolescents souriants, quatre amis sincères... Près à risquer leur vie l'un pour l'autre sans aucune hésitation... Le temps s'était écoulé depuis, et maintenant les sourires s'était effacés de leur visages... Désormais, il ne restait plus que cette photographie pour témoigner de la joie qui les avait tous habités il y a quelques temps. De leurs amitiés, il ne restait plus que cette photo ancienne.





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Dessin réalisé par phil et colorisé à l'ordinateur par Natty, son blog !

# Posté le dimanche 13 mai 2007 14:39

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 06:21

Le départ !

Le départ !
Le soleil était déjà haut et les oiseaux gazouillaient dans le ciel du centre. Il était aveuglant et pourtant malgré son ardeur, le Professeur scrutait le ciel.

Procyon : Et bien voilà... Le moment de nous dire adieu est hélas venu...

Actarus : Oui père ... c'est le moment !

Phénicia : Je n'arrive pas à réaliser que nous partons déjà.

Procyon : Moi non plus, cela me semble tellement rapide.

Actarus : Phénicia, tu le sais, tu peux encore changer d'avis. Je te comprendrais parfaitement et je ne t'en voudrais aucunement.

Phénicia : Nous n'allons pas revenir là-dessus Actarus ! Ma décision est prise et je ne veux plus en parler !

Actarus : Bon ! Comme tu voudras petite s½ur.

Procyon : Qu'avez-vous décidé de faire pour les adieux ? Vous allez saluer Rigel, Mizar et Vénusia une dernière fois ?

Phénicia regarda Actarus avec insistance et celui-ci lui fit un signe de tête pour lui donner son approbation, en disant :
« Oui ! Nous allons dire adieu à nos amis bien sûr ! Phénicia, tu peut faire route avec Père, moi je vais aller poser Goldorak dans le pré... Comme cela, nous partirons tout de suite après. »

Phénicia : D'accord ! Et merci Actarus.

Actarus : De quoi ?

Phénicia : De ne pas avoir insisté sur le fait que je pouvais rester ici.

Actarus lui fit un sourire et tout deux s'enlacèrent. Phénicia finit par dire :
« C'est si dur de leur dire adieu Actarus ! »

Actarus : Je le sait petite s½ur, je le sait, c'est un déchirement pour moi aussi tu sait !

Nos amis furent surpris par l'arriver en trombe de Mizar ! Celui ci était affolé et en pleurs.

Mizar : Actarus ! Actarus ! Phénicia !

Actarus : Calme toi Mizar, nous sommes encore là voyons !

Phénicia : Oui Mizar, nous sommes encore là, bien sûr ! Nous ne serions jamais partis sans vous dire Adieu mon petit bonhomme.

Mizar : Ce n'est pas cela ! Vous vous trompez !

Procyon : Ah bon ? Allons, calme toi et explique nous !

Mizar : C'est Vénusia ! Elle a disparu ! Hier soir, elle m'a confiée une lettre à n'ouvrir que ce midi. Et comme elle était toute bizarre et que j'étais inquiet, je l'ai ouverte avant et elle m'a fait très peur Professeur ! Tenez, lisez là ! Actarus, Phénicia, s'il vous plait ! Il faut que vous sauviez Vénusia, il faut que vous aidiez ma petite s½ur.

Actarus : Tu as montré cette lettre à ton père ?

Mizar : Non, non ! Il en ferait une attaque ! C'est sûr !

Phénicia : Professeur ! Que dit cette lettre ?

Le professeur termina de déchiffrer la lettre avec un regard soucieux, puis il l'a tendis à Phénicia qui en fit lecture à voix haute.

Mes amis...

Ne m'en veuillez pas si je vous quitte aussi précipitamment. Mais vous dire adieu est au dessus de mes forces... A quoi bon rester au ranch désormais. Tout ce que je pourrais bien faire ne fera que me rappeler les moments que nous avons passé ensemble et alors, tout ne sera plus pour moi que torture et tristesse... Je sait que j'ai perdu le sourire, et la joie de vivre qui m'habitait part avec vous mes amis. J'aurais aimée pouvoir vous accompagner, mais même cela, je ne le peux pas puisque que votre atmosphère ne nous est pas favorable. Donc, plutôt que de vous voir partir et de devoir vous dire adieu, j'ai pris la décision de prendre les devants et de vous faire mes adieux... Je préfère de très loin « choisir » plutôt que « subir »... Donc, je vous quitte. Pardonnez moi !

Papa,

Je suis consciente que je vais sûrement extrêmement te décevoir, mais je t'en supplie, ne m'en veut pas. Je ne peux plus faire autrement, je ne peux plus rester au Ranch. Cela me serait trop dur de rester désormais seul. Puisque je dois désormais être seule, autant l'être dans un endroit inconnu et que j'aurais choisie. Je t'aime et je t'aimerais toujours papa. Je te donnerai des nouvelles dans quelques temps. Le temps pour moi d'oublier et de me reconstruire moralement...

Mizar... Mon petit frère adoré

Je me doute bien vu ton âge que tu ne dois pas tout comprendre et tu dois te dire que c'est injuste que je te laisse seul avec papa. Mais, je ne peux faire autrement. Je te demande un petit service. Prends bien soin de papa durant mon absence. Je sais qu'il est vieux et que je vais lui causer beaucoup de mal mais si je pouvais faire autrement et si j'en avais la force, j'agirais d'une autre manière. Tu me comprendras en grandissant petit frère. Continue bien d'apprendre à l'école et je te souhaite de réussir et de parvenir à ton rêve qui est d'avoir un métier en rapport avec l'espace. Prends bien soin de toi petit frère, je penserais toujours à toi. Bisous, ta s½ur qui t'aime.

Alcor,

Mon cher Alcor, j'ai appris aujourd'hui par le Professeur que tu veux repartir pour la NASA. J'en suis désolée et très surprise. Jamais je n'aurais cru que tu nous aurais quitté un jour. Moi qui allais conseiller à Mizar de te suivre comme professeur, je suis désemparée. Je ne doute pas qu'il n'en aurait pas eu de meilleur ! Mais comme tu as décidé de repartir, je ne peux que te souhaiter de réussir ta vie là bas. Peut-être nous reverrons nous un de ces jours, qui sait ?

Professeur...

Cher Professeur, vous avez toujours veillé sur nous comme sur vos propres enfants et je ne vous en remercierais jamais assez ! De vous à moi, je vous ai toujours considéré et aimé comme mon père. J'espère ne pas trop vous décevoir en agissant ainsi, ne m'en veuillez pas, je dois moi aussi tourner la page... A ma manière. Vous allez beaucoup me manquer.

Phénicia...

Ma petite s½ur... Ca va être si dur de vivre sans toi ! J'ai du mal à réaliser que je n'entendrais plus jamais ton rire malicieux ! Je ne sais pas comment je vais bien pouvoir faire sans vous. Je sais bien que tu m'as conseillé d'être patiente et d'avoir foie en l'avenir. Mais cet avenir me terrorise et j'ai peur de ne pas arriver à être aussi forte que ce que tu m'as demandé de l'être. Excuse moi ! Surtout, prends bien soin de toi et ne prends pas de risques inconsidérés sur Euphor.

Actarus...

J'espère franchement que tu parviendras à faire revivre ta planète. Ce serait vraiment dommage que tu as tout quitté pour rien. Quoi que tu en penses, tu seras à jamais dans mon c½ur et dans ma vie. Prends bien soin de toi et aussi de ta s½ur. Vous allez terriblement me manquer tout les deux. Je vous souhaite malgré tout de réussir dans votre projet, malgré la peine que j'éprouve.

Voilà mes amis, puissiez vous me pardonner, mais je n'ai d'autres choix que de vous dire Adieu... Encore une fois, je vous demande de m'excusez et de me pardonner. Je vous aime tous et je penserais toujours à vous.


Une petite fille de ferme... Vénusia

# Posté le mercredi 23 mai 2007 14:33

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 06:20

The End....

The End....
Coucou !

Comme plusieurs personnes ont demandé des nouvelles, je dicte donc ce petit texte à Natty pour vous dire que je vais mieux et que je me remets doucement. Merci à vous de votre sollicitude et de vous inquiètez de ma santé. J'espère revenir rapidement parmis vous, vous me manquez mes amis.

Certains d'entre vous se demanderont pourquoi le titre "The End..." et bien tout simplement parce que je viens de terminer l'écriture du Tôme 1. Après plusieurs mois d'écriture, j'en suis enfin venu à bout et il vous promet encore pas mal de rebondissement. Le tôme 2 enchainera à sa suite et j'attends toujours avec la même impatience vos commentaires. Très bon Week-end à vous mes amis et bisous à tous !

# Posté le dimanche 27 mai 2007 08:41

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 06:19

A la recherche de Vénusia....

A la recherche de Vénusia....
Phénicia avait fini la lecture de la lettre en pleurant à grosses larmes. Tout le monde était très ému et Mizar supplia Actarus de faire quelques choses pour retrouver sa s½ur.

Actarus : Je ne sais pas Mizar ! Je doute qu'elle veuille me voir en ce moment.

Mizar : Je t'en supplie Actarus ! Il faut que tu l'as retrouve !

Mizar regardait tout le monde en les implorant du regard...

Phénicia : Actarus... Je ressens une telle tristesse et un tel désarroi dans sa lettre, j'ai vraiment peur qu'elle fasse une grosse bêtise !

Actarus : Oui ! Je veux bien l'aider ! Mais comment veut tu la retrouver ? Où la chercher ?

Phénicia : Attends... J'ai comme un flash je vois... un banc... Une horloge.... Attends, oui je ne me trompe pas, j'entends des trains ! Je suis sûre qu'elle doit se trouver à la gare en centre ville.

Procyon : Tes dons m'étonneront toujours autant Phénicia.

Phénicia : Et pourtant, je ne me suis pas forcée Professeur ! Mais ce qu'elle ressent et ce qu'elle éprouve en ce moment est si fort que je ne pouvais pas la manquer et Actarus, je te le redis encore une fois, elle à vraiment besoin de nous.

Mizar : S'il te plait ! Actarus...

Procyon : Mon fils ! Que comptes tu faire ? Je sais que vous deviez partir, mais...

Mizar : Actarus ?

Actarus : Bien sûr que je vais l'aider ! Père, nous repoussons notre départ. Phénicia, tu as bien dit la gare, tu en es sûr ?

Phénicia : Oui, sûr et certaine.

Actarus : Bon, je vais chercher ma moto. Phénicia, tu m'accompagnes ?

Phénicia : Bien sûr !

Mizar : Je vient aussi avec vous !

Actarus : Non Mizar ! Je préfère que tu restes ici. Et tu dois aussi prévenir ton père.

Mizar : Mais...

Phénicia : Pas de mais Mizar ! Fait nous confiance, nous allons te la ramener très vite.

Procyon : Oui Mizar ! Reste ici, tu ne ferais que les gêner et les retarder et tu sais, il y a des choses qui ne peuvent être dit qu'entres adultes. Et de plus, Actarus à raison, tu dois aller avertir ton père.

Mizar : Oui peut-être, mais j'voulais aller avec eux !

Phénicia s'agenouilla devant Mizar et le serra très fort contre elle en lui disant :
« Ne t'inquiète plus pour ta s½ur Mizar, nous allons la retrouver et la convaincre de rentrer avec nous.

Puis, elle l'embrassa sur la joue avant de partir en courant pour rejoindre Actarus qui devait maintenant l'attendre à bord de sa moto.

En sortant aussi précipitamment, elle bouscula Alcor dans le couloir. Se dernier se retrouva assis par terre et Phénicia s'excusa auprès de lui.
« Excuse moi Alcor, mais nous sommes pressés et je te jure que je ne l'ai pas fait exprès ! Mais le temps presse ! »

Alcor : Je vois que tu es pressée ! Mais pourquoi tant de hâte ? Il y a le feu ou quoi ? A moins que tu ne sois aussi pressée de quitter notre Terre !

Phénicia : S'il te plait Alcor, ne recommence pas tes âneries ! Nous sommes pressés Actarus et moi car Vénusia à disparue depuis hier et elle à laisser une lettre d'adieu très inquiétante à Mizar.

Alcor : Quoi ? Une lettre d'adieu ?

Phénicia : Oui, tu m'as très bien entendu.

Temps qu'ils discutaient ensemble, Alcor et Phénicia s'était remis à courir et maintenant ils descendaient les marches du centre quatre à quatre.

Phénicia : Et comme en lisant sa lettre, j'ai eu un flash de l'endroit où elle se trouvait, Actarus et moi allons essayer de la chercher et tenter de la convaincre de rentrer avec nous et de lui faire entendre raison.

Alcor : Mais, vous ne devriez pas être parti ? Vous ne deviez pas partir ce matin ? Vous ne partez plus ?

Phénicia : Si ! Mais au vu des événements nous avons décidé d'un commun accord de retarder notre départ. Donc pour l'instant nous ne partons plus !

Alcor : Ahh !

Phénicia : Tu veux nous accompagner pour tenter de retrouver Vénusia ?

Alcor : Oui je cours chercher ma moto et je vous suis !!!

Phénicia regarda Actarus qui se trouvait dans sa moto qui regarda Alcor à son tour...

Actarus : Alors ? Qu'es ce que tu attends pour monter ?

Alcor : Ca ne te dérange pas ?

Actarus : C'est bien ce que je disait hier, tu es complètement fou ! Bien sûr que cela ne me dérange pas, voyons !

Phénicia sauta à l'arrière de la moto et Alcor s'installa au côté d'Actarus... Actarus regarda Alcor avec un sourire et murmura
« Espèce de nigaud va ! »

Puis la moto démarra en trombe en direction de la ville laissant derrière elle un épais nuage de poussière.

La moto roulait bon train lorsqu'Alcor finit par briser le silence qui se faisait si pesant. Car effectivement, depuis leur départ du centre, Actarus fixait la route d'un air très dur et soucieux comme à son habitude tandis que Phénicia scrutait la route également en silence... Perdu dans ses pensées.

Alcor : Excuse moi Actarus !

Actarus : Quoi ?

Alcor : Je disait, excuse moi Actarus.

Actarus le regarda avec son regard noir puis dis à son tour :
« T'excuser de quoi ? De tes propos ? Ou du coup de poing dans la figure en traître ? »

Phénicia : Bon ! Stop vous deux ! Vous n'allez pas recommencer tout de même ? Vous croyez que c'est le moment ?

Alcor : Je n'ai rien dit Phénicia, je disais simplement que je m'excusai pour hier, c'est tout ! Mais je vois que de toute façon, c'est inutile, Actarus m'en veut encore.

Actarus : Non Alcor... Ce n'est pas que je refuse tes excuses, c'est à moi de m'excuser... J'ai été idiot, je n'aurais pas dû te dire tout cela. Je ne sait pas ce qui m'a prit, peut-être le stress du voyage, je ne sait pas, excuse moi !

Alcor : Mais non, Actarus, ne t'excuse pas voyons, c'est moi qui m'excuse ! C'est vrai je le reconnais, j'ai été trop dur et injuste dans mes propos, je suis allé beaucoup trop loin, que veut tu, je suis assez soupe au lait, et je n'aurais pas dû te frapper en plein visage de la sorte, alors que tu ne t'y attendais pas. Encore une fois, je me suis laissé emporter, c'est ma nature, je fais tout pour changer mais y'a encore du boulot.

Actarus : Je te comprends Alcor et avec le recul, je me dis que moi aussi, j'ai sans doute été arrogant et je l'avais un peu cherché.

Alcor : Ah non ! Tu n'étais pas arrogant Actarus ! C'est moi qui l'était, donc pardonne moi.

Phénicia : Mais c'est pas vrai !!!! Vous allez voir qu'ils vont encore réussir par se retaper dessus avant que l'on n'arrive à la gare ! Non mais ! Ca suffit ! J'vous jure ! De vrais gamins !!! Ne me forçaient pas à m'en mêler, sinon gare à vous !

Puis Actarus et Alcor se regardèrent et ils finirent par s'éclater de rire en voyant la tête exaspérée que faisait Phénicia.

Phénicia : Quoi ? C'est moi qui vous faire rire ? Attendez un peu que l'on arrive et vous allez voir ce qui vous en coûte de vous moquer de moi et qui plus est, d'une princesse ! ! ! Actarus, tu as beau être mon frère, vous n'êtes qu'une bande mal élevée ! Grrrr !

Et nos amis se mirent à rire de plus belle, alors que Phénicia croisait les bras excédée tout en leur lançant un regard noir de côté ! Mais, tout au fond d'elle, elle était heureuse. Très heureuse même, de voir que la complicité qu'il y avait auparavant entre Actarus et Alcor était enfin revenue.

Alcor : Non, sérieusement, je voudrais vraiment... Enfin tu comprends, excuse moi pour hier Actarus !

Actarus : Ce n'est rien Alcor... Je n'étais pas au courant de tout lorsque j'ai pris la décision de repartir... Je te le jure, je ne savais pas que Phénicia et toi étiez aussi amoureux l'un de l'autre et que tu comptait la demander en mariage.

Alcor : Et cela aurait pu changer quelques chose ? Vieux frère....

Actarus : Pour te répondre franchement, je ne peux pas te dire mais, je ne crois pas.

Alcor : Ce qu'il y a.... c'est dur à dire parfois, surtout lorsque l'on ne l'a jamais dit... mais j'ai tellement de peine... Je l'aime tellement.

Actarus regarda Alcor en essayant de comprendre et d'imaginer ce qu'il pouvait ressentir bien que lui-même le ressentait en ce moment, mais comme le vieil adage le dit, chaque personne est différente. Mais malgré tout, il cherchait à comprendre ce que le jeune garçon essayait de communiquer dans sa phrase.

Alcor : Ce n'est pas facile pour moi Actarus ! Comment te dire ? Je n'avais jamais aimé personne avant et je n'aurais jamais cru tomber amoureux de quelqu'un aussi vite. C'est tellement inattendu pour moi ! Bon, je savais très bien ce que je ressentais pour ta s½ur, mais jamais je n'aurais imaginé un instant qu'une princesse telle qu'elle veuille de moi ! Le fait de savoir que Phénicia aussi éprouvait la même chose que moi, m'a rendu fou de joie, tu me comprends ?

Actarus : Oui, je te comprends Alcor ! Même si je le reconnais, tout ce que tu viens de me dire me semble très éloigné de ton personnage, tu es tellement différent d'habitude !

Alcor : Et pourtant Actarus, c'est ce que je ressens ! C'est ce que je ressens au plus profond de moi ! Et cela à un tel point qu'une évidence en découle... J'ai réalisé que je ne pouvais pas vivre sans ta s½ur, je la voulais comme épouse, ce n'était pas possible autrement.

Phénicia : Hé ho... C'est pas bientôt fini radio commérage là, pire que des bonnes femmes cela, heu.... Une petite question comme cela en passant, ça ne vous dérange pas de parler de moi comme ça devant moi ? C'est bon ? Je ne vous dérange pas trop ? Je peux descendre aussi si vous voulez ? Maintenant, Alcor ! Tais toi s'il te plait.

Alcor : Phénicia, je tentais juste de faire comprendre à Actarus ma motivation et tenter de lui expliquer pourquoi j'avais agi de la sorte hier.

Phénicia : Oui peut-être, mais cela me gène que tu parle de tout ceci devant moi ! Tant que tu y es, tu n'as qu'à raconter l'histoire de la motte de paille avec l'intervention de Rigel, puisque tu es si bien parti.

Actarus : Ah bon ? Ha ha ha et c'est quoi cette histoire de motte de paille ? Je suis curieux là !

Phénicia : Ce n'est rien du tout, ça ne te regarde pas, regarde ta route ! Et toi Alcor, je ne veut plus entendre un mot sortir de ta bouche ! ! ! !

Alcor : C'est bon je me tais... J'arrête !

Mais Phénicia murmura tout de même doucement à l'oreille d'Alcor,
« Mais merci tout de même pour toute ces belles choses que tu viens de dire sur moi, moi aussi je t'aime... Mais ça suffit, ne dis plus rien. »

Actarus : Ne t'inquiète pas Alcor, nous aurons le temps d'en reparler avant notre départ. Tout ce que j'espère, c'est que tu seras toujours aussi calme.

Alcor : Oui oui, je te le promets vieux frère.

Actarus : Ah... Tant mieux. De toute façon, j'ai bien réfléchi, depuis le départ du centre et j'ai décidé que ce serait bien de reculer notre départ de quelques jours... Qu'en penses tu Phénicia, tu serait d'accord ?

Phénicia : Quoi ? Qu'es-ce que tu dis, tu ne plaisant pas ? Tu es vraiment sérieux ? Tu serais d'accord pour retarder le départ de quelques jours ? Hourra !

Alcor : Oui, c'est vrai Actarus ? Tu es vraiment sérieux ?

Actarus : Oui, tout ce qu'il y a de plus sérieux. Et de toute façon, nous ne sommes plus à quelques jours près non ?

Phénicia : hourra ! Merci petit frère, si tu n'étais pas entrain de conduire je te sauterais au cou.

Actarus : Non non, s'il te plait reste bien derrière, je dois être prudent et bien surveiller la route, ha ha ha ha.

Alcor : Merci Actarus ! Merci du fond du c½ur ! Tu ne pouvais m'offrir de plus beaux cadeaux en ce moment.

Actarus : Non ! Merci à toi Alcor, je te remercie personnellement d'avoir accepter le projet de mon père, je sais que ce projet lui tiens vraiment à c½ur, et je sais qu'il est très heureux que tu y participes et que tu ai accepté.

Alcor : De rien, et tu sait, franchement, je trouve son projet absolument merveilleux !

Phénicia : Oh oui ! Et de plus, une fois le projet abouti, il faudra bien un pilote pour rallier la terre et Euphor !

Actarus : Oui tout a fait, mais je ne vois pas qui pourrait bien se charger de cette mission.

Alcor : Tu plaisante ou quoi ?

Phénicia : Oui, j'espère bien qu'il plaisante !

Actarus : Ah ah ah ah, mais bien sûr que je plaisante ! Je sais très bien qu'Alcor va se faire une joie de venir !

Puis, sans que nos amis ne s'en rendent compte, la moto rentra en ville. Quelques minutes après Actarus stoppa sa moto devant la gare. Nos amis descendirent tous en même temps et se dirigèrent d'un pas décidé vers l'entrée de la gare, à la recherche de Vénusia. Au bout de quelques minutes, ils aperçurent Vénusia qui était assise seul sur un banc... L'air extrêmement triste, la tête baissée.

Phénicia : Actarus, ne m'en veut pas p'tit frère, mais je pense qu'il vaut mieux que tu restes en retrait où que tu nous attendes ici. Et que j'y aille seule avec Alcor.

Actarus : Quoi ? Tu penses vraiment petite s½ur ? Tu penses que c'est ce qu'il y a de mieux à faire ?

Phénicia : Oui Actarus, je pense que c'est ce qu'il y a de mieux à faire. Il ne faut surtout pas la brusquer et comme elle t'en veut en ce moment, je pense qu'elle réagira mieux en ne voyant qu'Alcor et moi.

Actarus : Bon... C'est vraiment à contre c½ur, mais d'accord. Je reconnais que tu as sûrement raison Phénicia. Je vous laisse donc y aller, je vous laisse faire.

Alcor et Phénicia se dirigèrent vers Vénusia.





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Dessin réalisé et mis en couleur par Natty, son blog !

# Posté le lundi 04 juin 2007 14:00

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 06:19

Le temps du pardon....

Le temps du pardon....
La jeune fille tenait sa tête entre ses mains et son visage était tuméfié par ses pleurs incessants...

Alcor et Phénicia se postèrent devant Vénusia et au bout de quelques instants, la jeune fille finit par relever la tête. Elle fut tout d'abord très surprise de découvrir ses deux amis devant elle puis très vite, une fois la stupeur estompée, elle se renferma et dit d'un ton très sec et sans équivoque possible sur le fait qu'elle était vraiment très exaspérée que nos amis se soient mis à sa recherche.

Vénusia : Alcor ? Phénicia ? Que faites vous ici ?

Alcor : D'après toi ?

Vénusia : Je veux que l'on me laisse tranquille... C'est simple à comprendre.

Phénicia : C'est que tu as fait très peur à tout le monde avec ta lettre ! Et le pauvre Mizar est tout affolé !

Vénusia : Oh ! Lui alors ! ! Je lui avait pourtant fait promettre de ne pas ouvrir cette fichue lettre avant midi.

Alcor : Et pourquoi midi ?

Vénusia : Car c'est l'heure ou part mon train !

Phénicia : Tu n'es pas sérieuse Vénusia ?

Vénusia : Si ! Tout a fait ! Pourquoi ?

Alcor : Mais Vénusia, ton petit frère, ton père, voyons ils ont besoin de toi, ils t'attendent.

Vénusia : Besoin de moi ? Et alors ? Qui pense à moi ? Personne ne s'est dit que moi je n'ai peut-être plus envie de cette existence ! Personne ne s'est dit que j'en ai peut-être marre d'être cette petite fille innocente à qui l'on croit qu'il n'arrive jamais rien !

Phénicia : Tu n'est pas toi-même là Vénusia.

Vénusia : Et qu'es-ce qui te fait penser cela ? Et d'abord, vous ne deviez pas être parti toi et ton frère ?

Phénicia : Normalement oui ! Nous étions sur le point de nous en aller lorsque Mizar est arrivé complètement affolé !

Vénusia : Et bien, ne perdez plus de temps avec moi, repartez et laissez moi prendre mon train.

Alcor : Et tu veut partir où ?

Vénusia : Cela ne te regarde pas Alcor ! Et dis moi, toi aussi, tu ne devrais pas être reparti pour la NASA ?

Alcor : non Vénusia, je ne part plus ! Je reste au centre avec toi.

Vénusia : Non Alcor ! Pas avec moi. Tu restes, mais je te le dis, tu resteras seul !

Alcor : Mais, Vénusia.

Vénusia : Il n'y a plus de Vénusia qui tienne ! ! ! Lorsque tu as pris la décision toi aussi de t'en aller, tu as pensé un peu à moi ? Non ! Et toi Phénicia, lorsque tu as accepté de suivre ton frère, as tu toi aussi également pensé à moi à cet instant ? Non ! Donc, comme vous le constatez, vous ne pensez à moi uniquement lorsque cela vous convient. Vous n'avez pas pensé à moi lorsque je me retrouverais seule dans ce grand Ranch avec mon père qui ne cesse de Brailler du matin au soir accompagné de mon petit frère qui passe son temps à jouer au cerf volant ! Alors ? Je fais quoi moi ? Hein ? Je fais quoi de ma vie ? Vous qui vous êtes empressé de venir me rechercher, vous pouvez me répondre ?

Alcor et Phénicia restaient sans voix devant les questions de Vénusia.... Jamais auparavant il ne l'avait vu dans un tel état de colère... Puis se levant du banc, Vénusia aperçu Actarus au loin qui se tenait en retrait.

Vénusia : D'accord ! Je vois que vous n'êtes pas venu seul en plus ! Actarus est là aussi ! Vous vous êtes dit que si vous ne parveniez pas à me convaincre, lui y parviendrais peut-être... C'est ça ?

Alcor : non Vénusia, tu te trompes ! Actarus n'a fait que nous accompagner. Et c'est à notre demande qu'il est resté en retrait.

Phénicia : Vénusia, calme toi, enfin ! Nous ne voulons que ton bien !

Vénusia : Alors, fichez moi la paix et laissez moi partir.

Alcor : Non Vénusia, non, écoute moi bien, c'est hors de questions !

Vénusia : Ah ? Et pourquoi, je suis curieuse d'entendre ça !

Alcor : tout simplement parce que nous formions une famille ! Tout simplement parce que nous nous sommes toujours entraidé dans les moments difficile... Parce que tu es ma petite s½ur et que je t'aime comme telle, parce Phénicia, Actarus et moi ne supportons plus que tu sois si fâchée contre nous... Parce que le petit garçon qui joue au cerf volant dans un ranch t'attend en pleurant, parce que ton vieux fou de père ne supportera sûrement pas ton départ... Et parce que moi aussi, j'ai besoin de toi petite s½ur... Tout simplement parce que nous étions une équipe formidable et que cela ne doit surtout pas finir ainsi... Parce que justement, nous étions nous et que nous resterons nous. Quel que soit la distance entre nos deux planète.

Vénusia s'asseya en réalisant que tout ce qu'Alcor venait de lui dire était vrai. Non seulement elle réalisa qu'il avait besoin d'aide mais qu'au fond d'elle-même elle devait reconnaître qu'elle avait aussi besoin d'eux, qu'ils faisaient parti d'elle-même. Subitement elle se senti vidée de toute ses forces. Alcor et Phénicia s'essayèrent de chaque côté de la jeune fille en la prenant par le cou.
Actarus voyant cela s'approcha doucement d'eux et finit par dire d'une voix très douce, presque qu'inaudible :
« Bonjour Vénusia, je peut m'approcher ? Vénusia, je peux te parler ? Enfin si cela ne te dérange pas. »

Vénusia releva la tête et finit par répondre d'un ton très las...
« Bonjour Actarus... Que veut tu me dire de plus que ce que l'on a déjà dit ? Crois tu vraiment que cela soit nécessaire, je suis si fatiguée. Moi personnellement je ne vois pas trop ce que cela pourrait bien changer. Je suis à bout de force Actarus... Je n'en peux plus, je n'ai plus envie de discuter avec toi... Cela me fait trop de mal à chaque fois. Essaie de me comprendre un peu. Je te le demande. Laisse moi ! »

Alcor : Vénusia, essaye ! Moi, j'ai bien réussi à pardonner... Je pense que cela pourrait peut-être te faire du bien de discuter calmement et ouvertement avec Actarus.

Vénusia : Tu n'est pas moi Alcor, et qui te dit que j'ai envie de pardonner ? Tu es au courant de ce qui s'est passé entre Actarus et moi ? Tu connais toute l'histoire ?

Alcor étonné et surprit de la fureur de Vénusia :
« Non ! Pourquoi, il y a eu quelque chose de spécial entre vous que j'ignorerais ? »

Vénusia : Non, alors ne te mêle pas de ce que tu n'est pas au courant.

Alcor : Hou là là ! ! C'est bon, je ne te dis plus rien !

Puis regardant Phénicia, il lui dit :
« Bon sang ! Mais quelle mouche à-t-elle bien pu la piquer ? »

Phénicia : Je ne peux pas te le dire Alcor. Viens, laissons les tout les deux. Je pense qu'ils ont besoin d'être seul malgré tout et qu'ils doivent se pardonner et faire la paix. Mais pour cela, il faut pouvoir discuter calmement et à c½ur ouvert.

Vénusia : Ah non ! Vous ne me laissez pas seul avec Actarus, hein !

Phénicia prit Vénusia par le bras puis l'entraîna à l'écart d'Alcor et d'Actarus. Elle prit une bonne respiration puis gifla Vénusia.

Vénusia : Non... Mais ! Tu es folle ? Qu'est-ce qu'il te prend ? Pour qui te prends tu ? Je sait bien que tu te donne des airs de princesse, mais sur Terre, tu n'est qu'une fille, tout comme moi et cela ne te donne pas le droit de me gifler de la sorte ! Donc tu vas m'expliquer tout de suite pourquoi tu m'as giflée ! ! !

Phénicia : Il est vrai que sur votre Terre je n'ai peut-être que le titre de Princesse, mais il n'empêche que du sang bleu coule dans mes veines et si j'agis de la sorte, c'est pour essayer de te faire réagir ! Il me prend, que je ne vois rien d'autre à faire pour te faire reprendre tes esprits ! Mais bon sang Vénusia ! Qu'es-ce que je t'ai dit au sujet de notre avenir ? N'a tu donc plus confiance en moi ? Ne crois donc tu plus toute mes révélations.

Vénusia choquée par la fermeté de Phénicia :
« Si ! Bien sûr que si ! Mais j'ai si peur, parfois je ne sait plus, à certain moment, je suis prête à tout pour te croire et à d'autres, j'ai tellement peur que je ne demande qu'à m'enfuir au bout du monde pour tout oublier, car j'ai tellement peur que rien n'arrive et que toute les belles choses que tu m'a promise ne se réalise pas ! Alors si ! Bien sûr que si, je crois en toi...»

Phénicia : Alors ? Pourquoi cherche tu à tout bousiller ?

Vénusia : Bousiller, Je ne te comprends pas !

Phénicia : Crois tu vraiment qu'Actarus aura envie de revenir sur Terre, si vous vous quittez de la sorte ? Crois tu que si vous vous quittez en de si mauvais terme, pense tu réellement que cela le motivera pour revenir ?

Vénusia : Non, tu as raison, je ne pense pas. Excuse moi, j'ai eu un comportement d'idiote.

Phénicia : Mais non ! Mais dorénavant, écoute moi bien petite s½ur. C'est très sérieux, il n'y a pas que ton amour qui soit en jeu... Le mien aussi ! Car si Actarus ne désire plus revenir sur cette Terre, je ne pourrais donc pas y revenir non plus ! Alors, met de l'eau dans ton vin comme on dit et écoute le 5 minutes... Tu sait, lui aussi souffre terriblement et crois moi, regarde le, jamais il n'a souffert de cette manière auparavant.

Vénusia regarda Actarus. Depuis que celui-ci avait demandé à Vénusia si elle acceptais de lui parler et qu'elle lui avait refusé, il s'était éloigné d'eux par respect et il regardait le mouvement incessant de la foule qui allait et venait au gré des arrivée et des départs des trains... Il était appuyé sur une balustrade, et il regardait dans le vide. Tout ce qu'il voyait n'était que du vide. Il était totalement absent. Il était là, avec eux, mais son regard ne voyait rien et il n'entendait également plus rien... Seul une pensée résonnait dans sa tête.

« Qui suis-je pour me permette de créer autant de mal autour de moi ? Ai-je le droit de faire autant de mal ? Dois-je vraiment repartir ? Es-ce la meilleure solution ? Es-ce que je ne commet pas une faute en partant ? »

Phénicia : Alors Vénusia, tu acceptes de lui parler ?

Vénusia hocha la tête en signe d'affirmation.

Phénicia : C'est bien petite s½ur, je te retrouve enfin !

Puis Phénicia pris sa s½ur par le cou et tout deux commencèrent à se rapprocher doucement d'Actarus.

Phénicia : Vénusia, je sait que tu l'aimes, aussi, cette fois ci, n'écoute pas ton c½ur, mais essaie d'écouter le sien. Essais de comprendre et de déchiffrer ce qu'il te dit et encore une fois, ai foi en moi, crois en ton destin et en ton avenir. Fais moi confiance, rien n'est fini... Ce n'est juste qu'une pause. Une pause certes un peu longue, j'en convient, mais crois moi... Bon ! ! ! J'te jure toi hein, pour me tirer les vers du nez, tu es la reine ! Tu me fais dire de ces choses, alors que je ne devrais pas, normalement je devrais tout garder pour moi et laisser le destin suivre son cours doucement comme la rivière suit son cours. Mais tu as le don pour savoir me prendre et me faire dire ce que tu veux entendre...

Vénusia ria à ces mots.

Phénicia : Oui, rigole tiens ! Bon, je t'en ai déjà beaucoup trop dit alors que normalement je ne devrais pas ! Mais bon, je suis tout de même heureuse de constater que tu as enfin retrouvé ton sourire.

Vénusia : Merci Phénicia ! Toi seul sais me le redonner et aussi me redonner le courage. Et au fait, pourquoi dis tu que tu m'en as trop dit ? Moi je ne trouve pas au contraire, Je pourrais t'écouter pendant des heures.

Phénicia : Ma grande, je t'en ai trop dit, pour la seule et unique bonne raison que normalement, c'est à toi et à toi seule d'écrire ton destin et qu'en aucune façon, tu ne dois le connaître par avance ! Car il pourrait être faussé !

Vénusia : Faussé ? Pourquoi ?

Phénicia : C'est simple pourtant ! Car, a trop vouloir forcer un événement, a force de trop vouloir qu'il arrive, et bien parfois, c'est tout le contraire qui se produit. A trop vouloir une chose, c'est l'inverse qui arrive. Voilà pourquoi je te dis que je trouve que je t'en ai beaucoup trop dit ma grande.

Vénusia : Ah bon... D'accord. Je comprends mieux.

Phénicia : Et je pense que tu as envie que tout ce que je t'ai prédit arrive, non ?

Vénusia ; Oui, bien sûr que oui !

Phénicia : Alors, va tout de suite parler à Actarus et faites la paix. Il est primordial que vous vous entendiez et que vous vous quittiez en de bons termes.

Vénusia : D'accord. Merci Phénicia, merci du fond du c½ur petite s½ur ! ! ! ! !

Phénicia : De rien soeurette ! Et n'oublie pas, tu le fais aussi pour moi !

Puis Vénusia se dirigea enfin vers Actarus tandis que Phénicia rejoigna Alcor qui les attendaient plus loin.

Alcor : Qu'est-ce que tu as bien pu lui dire pour la décider ? Franchement, je suis bluffé là ! Tu m'étonnera toujours autant Phénicia.

Phénicia : Oh... deux fois rien... des trucs de filles. Et au fait ? Tu ne fais plus la tête ? Tête de mule ! Ah ah ah !

Alcor regarda Phénicia et se plaça face à elle.

Alcor : non, je ne fais plus la tête, et dis moi toi, tu connais beaucoup de monde toi qui peut te faire la tête très longtemps ?

Phénicia gloussa, puis se mit à rougir et répondit d'un air malicieux.

Phénicia : Franchement ? Non ! Personne ne le peut !

Alcor ria à gorge déployée à son tour.

Phénicia : Alors, j'ai appris que tu restes au centre ? C'est bien... c'est même très bien, je trouve, c'est le professeur qui doit être content et je t'en remercie pour lui. Tu sais qu'il nous a toujours considéré comme ses propres enfants. Tu le connais, ça lui aurait briser le c½ur de se retrouver seul mais il est trop fier pour l'admettre à qui que ce soit.

Alcor : Moi aussi Phénicia, je le considère comme mon père. D'ailleurs je dois bien reconnaître que le professeur a été bien plus présent pour moi que mon vrai père. Hier, lorsque je me suis disputé avec toi après la bagarre entre Actarus et moi, j'ai immédiatement regretté mes propos aussi dur envers lui, si il y a bien quelqu'un qui ne le mérite pas, c'est bien lui ! Et puis tu sais, je trouve aussi ce projet génial et je l'adore.

Phénicia : Moi aussi je l'adore ! Et qui plus es, d'ici quelques moi si tu travaille bien jour et nuit, sans répit, tu pourras sûrement nous rejoindre !

Alcor : Jour et nuit ! ! ! Et je me repose quand ? Tu n'as tout de même pas envie de retrouver un zombie ? Ah ah ah ! Mais je te promets de m'y mettre à fond.

Phénicia : Bien sûr que non, tu auras le droit de dormir quelques heures tout de même mais pas trop... et je ne doute pas que tu mettras tout en ½uvre pour accélérer nos retrouvailles.

Alcor : Fais moi confiance, j'y compte bien ! Et... au mon dieu ! ! !

Phénicia : Quoi ?

Alcor : Avec tout cela, nous n'avons même pas pensé à prévenir le professeur, ils doivent être mort d'inquiétude au centre !

Phénicia : Mince ! Oui c'est vrai ! Je les préviens tout de suite avec les montres émettrices ! Je sors hors de la gare pour que la communication passe mieux, car ici, avec toute cette infrastructure métallique, je pense que la communication sera brouillée.

Alcor : Je t'accompagne !

Phénicia se dirigea vers la sortie tandis qu'Alcor la suivait. Elle ne pu s'empêcher de sourire et même de rire à l'idée qu'Alcor la suivait comme un petit chien, et il en fut très agacé lorsqu'elle lui en fit la remarque en le taquinant. Nos deux amis sortirent de la gare en courant mais, surtout le plus important, en riant.... Comme par le passé.

Le train de midi venait de siffler son départ... de nombreux voyageur venait de prendre ce train, de nombreuses personne s'en allait très loin de cette ville... Certaines pour quelques jours, d'autres pour ne plus jamais y revenir... Mais grâce à la persuasion de Phénicia et au départ reporté de nos amis... Vénusia n'était pas parmi ces voyageurs, elle n'était pas partie, la jeune fille restait parmi ses amis. Le train qui devait l'éloigner de son ancienne vie venait de partir et par bonheur, sans elle. Le temps du pardon était venu... Tout était donc de nouveau possible.




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Dessin réalisé et mis en couleur par Natty, son blog !

# Posté le mercredi 13 juin 2007 14:29

Modifié le vendredi 28 décembre 2007 06:18