Actarus : Bonjour petite s½ur, tu es bien matinale !
Mais pour toute réponse, Phénicia s'approcha de lui et lui décrocha une jolie gifle.
Actarus la regarda avec Stupeur tout en se frottant la joue puis il finit par dire :
« Qu'es-ce qui me vaut cela ? »
Phénicia : Tiens ! Ca c'est pour ce que tu as fait à Vénusia !
Actarus baissa la tête puis il finit par dire :
« Oui, je le sait, je l'ai bien méritée cette gifle »
Phénicia : Et encore ! Crois moi ce n'est rien à côté de ce qu'elle ressent !
Actarus : Elle t'en a parlée ?
Phénicia : Non ! C'est moi qui ai tout deviné avec mes dons de divinations et cette fois ci vu l'état où elle se trouve en ce moment, je n'ai pas seulement eu des visions, mais de « l'empathie »... J'ai ressenti toute la peine et le désarroi qui est en elle ! Elle va vraiment très mal Actarus et jamais je ne me suis senti aussi mal de ma vie.
Actarus : Je suis désolé... Vraiment désolé !
Phénicia : Je ne te comprends pas Actarus ! Jamais je ne t'aurais cru capable d'agir ainsi, cela ne te ressemble tellement pas, mais qu'es-ce qu'il t'a pris de faire cela ? Pourquoi ? Surtout en sachant que tu allais repartir ! Tu me déçois beaucoup !
Actarus : Tu sais aussi que veut repartir ?
Phénicia : Oui et cela à la fin de la semaine !
Actarus : Oui... Bon, je peux t'expliquer ?
Phénicia : Vas-y... essaye !
Actarus pris une grande respiration puis il tourna le dos à Phénicia pour faire face à la prairie qui s'étendait en dessous d'eux.
Actarus : Pour Vénusia, je suis vraiment désolé.... Je ne voulais pas lui faire de mal. Et puis, tu le sais moi aussi je l'aime et avec la situation, la pluie, le feu dans la grotte, de la voir ainsi nue devant moi, ce fut trop dur de résister. Je l'aime tellement et puis lorsque cela est arrivé, je ne savais pas encore que j'allais repartir pour Euphor... J'en avais envie certes mais ma décision n'était pas encore prise. Puis Actarus s'assis dans l'herbe et Phénicia vint le rejoindre et s'allongea à côté de lui.
Phénicia : Tu ne te rends pas compte dans quel état elle se trouve Actarus, elle à pleurer sans cesse jusqu'au milieu de la nuit ...
Actarus : Avec le temps, ça passera... Elle m'oubliera !
Phénicia : Ca je peux te dire maintenant que cela n'arrivera jamais.
Actarus : Je veux y croire !
Phénicia : Et bien crois-y si tu le souhaite mais moi, je te dis qu'elle ne t'oubliera jamais et qu'elle t'aimera jusqu'à la fin de sa vie !
Actarus : Je ne vois pas comment faire autrement. Bien sûr que j'ai de la peine de dire adieu à tout cela ! Bien sûr que tout cela va me manquer et bien sûr que ça me déchire le c½ur de quitter toute ces personnes qui me sont si chère et que j'aime, mais, je sait aussi que j'ai le devoir de faire revivre notre planète petite s½ur...
Phénicia : Et tu crois vraiment que c'est possible ?
Actarus : Mais bien sûr que c'est possible Phénicia ! Imagine toi... Revoir les fleurs, les oiseaux, les lacs, les rivières, nos deux soleil, tout ce qui nous à manqué pendant toute ces années.
Phénicia : Oui Actarus, je comprends mais nous avons tout cela ici !
Actarus : Mais c'est ici ! Jamais ce ne sera Euphor ! Puisque je n'ai pu la sauver, je me dois de lui redonner vie.
Phénicia : Et..., ils ne pourraient pas nous accompagner ?
Actarus : Tu sais bien que non hélas, j'y ai déjà pensé ! Mais ils ne survivraient pas plus de quelques jours à notre atmosphère. Il faudra du temps pour qu'il leur soit respirable et qu'il ne leur soit plus néfaste, nous, nous pouvons le supporter mais ce n'est pas leur cas... Mais, tu dit « ils », à qui pense tu ? Vénusia et .... Alcor ? C'est ça !
Phénicia : Oui ! Vénusia et Alcor, pourquoi ça t'étonne ?
Actarus : Qu'est ce qui te laisse supposer qu'il aurait bien voulu venir ?
Phénicia : Je le sais, c'est tout ! Mais au fait, d'où t'es venu l'idée de repartir ? Qu'es-ce qui t'a décidé à prendre cette décision ?
Actarus : J'ai longuement réfléchi et je pense que c'est le destin qui à mis Végalia sur ma route pour qu'elle m'informe de la renaissance d'Euphor... Dis moi pourquoi apprendre une si bonne nouvelle si ce n'est pas dans ce but ! Elle ne te manque pas à toi ?
Phénicia : Bien sûr que oui, elle me manque petit frère ! Mais... contrairement à toi, l'idée d'abandonner tout cela et ceux que j'aime, me terrifie.... Et puis tu as ton caractère, ça ne va pas être tout les jours drôle en étant que tout les deux, je ne pourrais même pas te faire la tête parce que je n'aurais personne d'autre à qui parler.
Actarus : Evidemment que moi aussi ça me fait peur ! Mais moins que l'idée de te perdre à nouveau ! Je te demande de me comprendre... Je dois repartir... Tu me comprends ?
Phénicia : Oui hélas.... E c'est pour cela que je dirais « adieu » ce soir à Alcor.
Actarus la regarda étonné....
Phénicia : Oui petit frère, Alcor allait me demander en fiançailles ce soir, je le sais depuis hier.... Et maintenant, je sais aussi qu'il sera terriblement triste et déçu.
Actarus regarda Phénicia droit dans les yeux avec stupeur et étonnement !
Actarus : Quoi ! Alors là, je ne m'attendais absolument pas à une telle nouvelle !
Phénicia : Et moi ? Tu crois peut être que je m'étais préparé à apprendre que Vénusia et toi étiez si intime ?
Actarus : Non bien sûr et je comprends que cela t'ai choqué au plus au point, excuse moi ! Je n'ai pas voulu tout cela, mais je l'aime tellement aussi, mais je sait que je n'en ai pas le droit puisque je dois repartir, je n'aurais pas dû céder, je suis conscient que je lui ai fait terriblement de mal alors qu'au départ tout ce que je voulais c'était la préserver, j'ai tout raté... Je m'en veux, si tu savais comme je m'en veux... Mais dis moi, tu l'aimes vraiment Alcor ?
Phénicia : Bien sûr que oui ! Et cela depuis le premier jour où je l'ai aperçu ! Je ne pense plus qu'a lui depuis la fameuse course de chevaux qui à bien failli lui coûter la vie à cause d'une bombe placé sous sa selle par les 3 espionnes de Véga, tu te souvient ?
Actarus : Bien sûr que je me souvient ! Il en avait réchapper de peu ce jour là et heureusement que tu avait eu ta prédiction à temps et que tu ai réussi à sauter de ton cheval pour le désarçonner à temps. Il te doit une fière chandelle, mais c'est vrai que je suis bête, j'aurais dû m'en douter, puisque tes prédictions ne se réalisent qu'avec les êtres qui te sont chers à ton c½ur...
Je ne peux te forcer à me suivre, tu le sais, je ne peux que te le demander.... Mais, sage que tout ce que je désire c'est ton bonheur petite s½ur et si pour cela il te faut rester sur cette terre avec l'homme que tu aimes, je l'accepte et j'en serais heureux.
Phénicia : Merci petit frère, merci du fond du c½ur, ça me touche vraiment beaucoup que tu accepte de me laisser ici avec Alcor.... Mais il faut que tu sache aussi que pour rien au monde, et je dis bien pour rien au monde je te laisserai seul. Ni même pour Alcor.
Actarus : Mais Phénicia ! Tu ne dois pas te sacrifier ! Réfléchie !
Phénicia : C'est tout réfléchi, et c'est mon droit de me sacrifier Actarus ! Je n'accepterai jamais de te laisser partir seul, j'espère seulement qu'Alcor me pardonnera et qu'il me comprendra.
Actarus : Tu veux que je lui parle ?
Phénicia : Non ! C'est à moi de le faire, je le ferai ce soir. Moi seule parviendrai à trouver les mots justes, tu le connais, il ne faut surtout pas le brusquer. Il aura déjà tellement de peine. Je veux essayer de le préserver et de lui annoncer en douceur.
Actarus : Réfléchis bien tout de même ! Je ne voudrais absolument pas que tu regrettes un jour.
Phénicia : C'est ma vie et mon choix Actarus ! Tu ne pourra en aucun cas me faire changer d'avis. Mais toi petit frère, réfléchi bien aussi, pense à Vénusia et à la peine que tu vas lui infliger....
Actarus : Je le sais Phénicia, je le sais que trop bien.... Et crois moi, c'et pour cela que c'est aussi dur pour moi mais, ma décision est bien prise et je ne reviendrais pas dessus.
Phénicia : Bon... Si tel est ton choix, c'est le mien également.
Puis le frère et la s½ur s'enlacèrent très fort l'un contre l'autre, et en regardant tout les deux le ciel, Phénicia finit par dire :
« Ce sera dur, ce sera dur petit frère, ce sera le combat le plus dur que nous aurons à mener mais nous y parviendrons.... Ensemble nous y arriverons ! »
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